Le Corbeau

Le Corbeau (1943)

Une petite ville française est frappée d'une maladie contagieuse. Des lettres anonymes accusent le docteur Germain d'être l'amant de Laura, la femme de l'un de ses collègues, le docteur Vorzet. Les lettres portent la signature, énigmatique, du « Corbeau ». Les premiers soupçons des principaux concernés se portent sur Denise, la fille de l'instituteur chez qui loge Germain, puis sur une jeune perverse, Rolande, et enfin sur Marie Corbin, l'assistante de Vorzet. Bientôt, pourtant, le « Corbeau » désigne tous les notables à la vindicte publique. Qui est-il ? L'enquête de la préfecture ne parvient pas à le démasquer…

Date de sortie
1943-09-28
TMDB
7.5 / 10 (335)
Durée
1 h 31 min
Genres
Mystère, Drame, Thriller
Réalisateur
Henri-Georges Clouzot

Distribution

Anecdotes

Le Corbeau est un film français réalisé par Henri-Georges Clouzot, sorti en 1943.

Production

De 1917 à 1922, une épidémie de 110 lettres anonymes s'abat sur le centre-ville de Tulle qui compte à l'époque 13 000 habitants. Glissées dans les paniers des ménagères, abandonnées sur les trottoirs, les rebords des fenêtres et jusque sur les bancs des églises ou dans un confessionnal, ces dizaines de lettres qui dénoncent l'infidélité des uns, la mauvaise conduite des autres alimentent toutes les conversations et inquiètent les habitants.

En décembre 1917, une employée de la préfecture, Angèle Laval, reçoit la première lettre anonyme sur son bureau, qui calomnie son supérieur, le Chef de bureau Jean-Baptiste Moury. Moury, célibataire, entretient une maîtresse dont il a eu un enfant naturel, mais qu'il compte quitter pour épouser Marie Antoinette Fioux, une sténodactylo qu'il vient d'engager.

Auguste Gibert, un greffier du Conseil de la Préfecture, reçoit deux lettres anonymes signées « Madame Gibert » (sa femme) le 24 novembre 1921. Terrassé, il perd la raison, est interné et meurt au cours d'une crise de démence le 24 décembre 1921 après s'être accusé d'être l'auteur des lettres pour ne pas voir sa femme incriminée à tort.

Le premier juge d’instruction, François Richard, dépité d'avoir un dossier vide, va jusqu'à faire participer les témoins à des séances d'hypnose dans son bureau. Avec l'accord du Procureur général, une souscription organisée auprès des habitants de Tulle permet d'engager à titre onéreux le meilleur expert graphologue de l'époque : Edmond Locard.

Placée jusqu'à son procès dans des asiles d'aliénés pour y être examinée, elle est déclarée responsable pénalement par les psychiatres qui réclament cependant les circonstances atténuantes pour cette femme manipulatrice, qui subit l'opprobre de toute la ville.

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