L'Homme qui a volé le soleil

L'Homme qui a volé le soleil (1979)

太陽を盗んだ男

Un professeur de sciences de lycée construit une bombe atomique et menace de la faire exploser si les autorités ne répondent pas à ses exigences. Mais l'excentricité de ses demandes déroute la police.

Date de sortie
1979-10-06
TMDB
7.4 / 10 (43)
Durée
2 h 27 min
Genres
Crime, Thriller, Drame
Réalisateur
長谷川和彦

Distribution

Anecdotes

L'Homme qui a volé le soleil (太陽を盗んだ男, Taiyō o nusunda otoko), est un film japonais sorti le 6 octobre 1979, réalisé par Kazuhiko Hasegawa. Produit par Kitty Films et distribué par Tōhō, il constitue le deuxième et dernier long métrage de Hasegawa. Mêlant film d'action, comédie noire et satire politique, l'œuvre réunit Kenji Sawada et Bunta Sugawara dans un récit de tension nucléaire ancré dans le Tokyo des années 1970. Le scénario est coécrit par Hasegawa et Leonard Schrader, frère du cinéaste Paul Schrader.

Production

Le projet naît d'une idée de Leonard Schrader, scénariste américain et frère du cinéaste Paul Schrader, établi au Japon depuis plusieurs années. Lorsqu’il découvre le concept, Hasegawa, dont la mère était enceinte de lui au moment du bombardement atomique d'Hiroshima, y perçoit une résonance immédiate avec son propre vécu. Ultérieurement, il résume l'idée avec la formule lapidaire : « so stupid, so good ».

Un désaccord oppose les deux auteurs sur le dénouement du film : Schrader souhaite supprimer la mort de Kido par empoisonnement radioactif, qu'il juge trop pesant. Hasegawa refuse : « Comment un film sur une arme nucléaire pourrait-il ne pas être pesant ? Il doit être à la fois terriblement lourd et terriblement hilarant, d'une façon jamais imaginée ».

Initialement, le film porte le titre La Bombe atomique qui rit , avant que Hasegawa opte pour son intitulé définitif.

Le rôle principal échoit à Kenji Sawada, figure incontournable de la pop japonaise surnommée "Julie" par ses admirateurs et régulièrement qualifiée de "David Bowie japonais". Face à lui, Bunta Sugawara, connu pour ses rôles de yakuza dans la saga Combat sans code d'honneur de Kinji Fukasaku, campe l'inspecteur Yamashita.

Le tournage se déroule en grande partie sans autorisations officielles, sous la protection de groupes nationalistes d'extrême droite. L'équipe investit les rues de Tokyo en conditions réelles, s'insérant notamment dans le cortège d'une manifestation du Parti communiste japonais lors du 1er mai, et tourne en décors réels à la Diète du Japon, au Palais impérial et au grand magasin Shibuya Tokyu.

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