Gilles Quéant
- Métier
- Interprétation
- Naissance
- 24 mai 1922
- Lieu de naissance
- Paris, France
- Décès
- 29 juillet 2003
Biographie
Gilles Quéant, né le 24 mai 1922 à Paris, est l’un de ces acteurs français dont la carrière, discrète mais solide, traverse trois décennies de cinéma. Fils d’Olivier Quéant, directeur de la revue Plaisir de France, il grandit dans un milieu cultivé où l’image, l’élégance et la mise en scène tiennent une place importante. Cette atmosphère nourrit très tôt son goût pour le jeu et l’expression artistique.
Il débute au cinéma au début des années 1940, période où il apparaît dans plusieurs productions françaises prestigieuses. On le voit notamment dans Premier rendez-vous (1941) et Mam’zelle Bonaparte (1941), avant d’enchaîner avec Lettres d’amour (1942). Après la guerre, il obtient des rôles plus marquants, notamment dans Ruy Blas (1947) et L’Aigle à deux têtes (1948), où il côtoie Jean Marais et Edwige Feuillère. Ces films installent son image d’acteur élégant, souvent associé à des personnages nobles, mystérieux ou raffinés.
Les années 1950 confirment sa présence régulière sur les écrans. Il tourne dans Lucrèce Borgia (1953) et surtout dans Si Versailles m’était conté (1954) de Sacha Guitry, où il incarne Racine. Parallèlement, il prête sa voix à plusieurs courts-métrages documentaires, notamment ceux de Chris Marker et Mario Ruspoli, révélant une diction précise et une présence sonore remarquable.
Sa carrière prend un tournant décisif au début des années 1960 lorsqu’il participe à deux œuvres majeures du cinéma moderne : L’Année dernière à Marienbad (1961) d’Alain Resnais et Vivre sa vie (1962) de Jean-Luc Godard. Ces collaborations avec la Nouvelle Vague renforcent son statut d’acteur exigeant, capable de s’intégrer à des univers cinématographiques audacieux. Il apparaît également dans Vie privée de Louis Malle et dans Paris vu par… (1965), film collectif emblématique de l’époque.
En 1967, il joue dans La mariée était en noir de François Truffaut, l’un de ses derniers rôles marquants. Peu après, il s’éloigne progressivement des plateaux. Fidèle à l’héritage familial, il reprend la direction de la revue Plaisir de France, qu’il dirige avec le même sens du style et de la rigueur qui caractérisait son jeu d’acteur.
Gilles Quéant s’éteint le 29 juillet 2003 au Chesnay, à l’âge de 81 ans. Son parcours, bien que discret, laisse l’empreinte d’un comédien raffiné, présent dans plusieurs œuvres majeures du cinéma français du XXᵉ siècle.
Films avec Gilles Quéant
- Vivre sa vie 1962 · ★ 7.7
- L'Année dernière à Marienbad 1961 · ★ 7.4
- La mariée était en noir 1968 · ★ 7.1
- Les Dames du bois de Boulogne 1945 · ★ 6.9
- Paris vu par… 1965 · ★ 6.6
- Si Versailles m'était conté… 1953 · ★ 6.7
- Odette, agent S 23 1950 · ★ 6.4
- Dimanche à Pékin 1956 · ★ 6.4
- L'Aigle à deux têtes 1948 · ★ 6.7
- Ruy Blas 1948 · ★ 6.8
- La Taverne de la Nouvelle-Orléans 1951 · ★ 5.3
- Premier rendez-vous 1941 · ★ 6.7
- Lettres d'amour 1942 · ★ 6.4
- Du Guesclin 1949 · ★ 5.4
- Les Veuves de quinze ans 1964 · ★ 6.8
- Gare du Nord 1965 · ★ 6.3
- Night Without Stars 1951 · ★ 7.2
- Mam'zelle Bonaparte 1942 · ★ 5.7
- Les hommes de la baleine 1958 · ★ 7.0
- Mademoiselle de la Ferté 1949 · ★ 8.2
- Les inconnus de la terre 1961 · ★ 7.2
- Satan conduit le bal 1949 · ★ 6.5
- Soupçons 1956 · ★ 9.0
- Le Secret de Monte-Cristo 1948 · ★ 9.0
- Capitaine Ardant 1951 · ★ 7.0
- La Saint Firmin 1964 · ★ 10.0